Cet atelier marque une étape clé dans le processus d’appropriation nationale du Pacte pour l’Avenir.
Les 16 et 17 juin 2025, la ville de Koudougou a été l’épicentre d’une importante réflexion stratégique autour duPacte pour l’avenir, lors d’un atelier national de haut niveau dédié à la restitution des travaux de la 79e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, qui s’est tenue en septembre dernier à New York. Organisée sous l’égide du Ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabés de l’extérieur, en collaboration avec le Système des Nations Unies au Burkina Faso à travers l’appui financier et technique du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) et l’UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la Population) et le bureau de la coordination. L’évènement a permis de mettre en débat les engagements globaux et leur déclinaison dans les dynamiques nationales.
Adopté par les États membres lors du Sommet de l’Avenir en 2024, le Pacte constitue un jalon essentiel pour refonder la coopération internationale autour de cinq piliers structurants : le développement durable et le financement du développement ; la paix et la sécurité internationales ; la science, la technologie, l’innovation et la coopération numérique ; la jeunesse et les générations futures ; ainsi que la transformation de la gouvernance mondiale.
Avec 56 grandes engagements phares dont 291 actions à la charge des États, ce cadre ambitieux engage une responsabilité collective et différenciée pour relever les défis communs de notre temps.
L’atelier de Koudougou a permis aux participants - représentants gouvernementaux, diplomates, parlementaires, société civile, secteur privé, institutions académiques et entités des Nations Unies - de co-construire une lecture partagée des leviers nationaux de mise en œuvre du Pacte. Il a également ouvert la voie à l’alignement stratégique de ces engagements dans le futur Plan national de développement (PND), en insistant sur le rôle central des acteurs locaux et des collectivités territoriales.
Les débats ont mis en lumière i) L’importance d’un multilatéralisme renouvelé, plus représentatif, plus équitable et mieux connecté aux réalités locales ; ii) La nécessité d’un dialogue intergénérationnel, intégrant pleinement les jeunes, les femmes et les communautés de base ; et iii) La volonté des acteurs burkinabè de s’approprier les engagements internationaux à travers des politiques publiques ambitieuses et adaptées.
Dans son allocution de clôture, Mme. Carol Flore-Smereczniak, Coordinatrice résidente du Système des Nations Unies et Coordinatrice humanitaire au Burkina Faso, a salué la richesse des échanges et la vision portée par les participants. Elle a réaffirmé le plein engagement du Système des Nations Unies à accompagner le Burkina Faso dans ses trajectoires de résilience, de transformation structurelle et de paix durable, en phase avec les ambitions du Pacte. Elle a également souligné que le multilatéralisme ne se décrète pas : il se construit au quotidien, par la coopération, l’écoute mutuelle et la solidarité active entre nations et peuples.
Cet atelier marque une étape clé dans le processus d’appropriation nationale du Pacte pour l’Avenir. Il incarne la volonté du Burkina Faso de s’inscrire pleinement dans la refondation du système multilatéral, en le rapprochant des aspirations concrètes de ses citoyens.
À l’heure des grandes transitions globales, ce type d’initiative rappelle que la réussite des engagements internationaux dépendra de leur ancrage local, de leur mise en œuvre concertée et de la redevabilité collective qu’ils impliquent.