Burkina Faso -Système des Nations Unies : Trois Programmes transformateurs Validés
11 février 2026
Trois Programmes transformateurs Validés
Ouagadougou, 6 février 2026 – Le Burkina Faso franchit une étape décisive dans la mise en œuvre de sa vision de développement avec la validation officielle de trois Programmes transformateurs majeurs, conçus et portés sous le leadership de l’État burkinabè, en cocréation avec le Système des Nations Unies.
Alignés sur le PLAN RELANCE 2026–2030, ces programmes traduisent la volonté souveraine du Gouvernement de conduire son agenda de développement, en mobilisant des partenariats fondés sur la co-construction, l’efficacité et l’impact durable.
D’un montant global estimé à environ 850 milliards de francs CFA soit 1.5 milliards de dollars US à mobiliser sur la période 2026–2030, ces programmes constituent un cadre intégré d’investissement et d’action publique destiné à accélérer la stabilisation, la souveraineté alimentaire, la résilience et la cohésion sociale dans l’ensemble des 17 régions du pays.
Une mobilisation financière progressive et structurée
Contrairement à une approche de financement ponctuel, les Programmes transformateurs reposent sur une stratégie de mobilisation progressive et diversifiée des ressources, pilotée par l’État burkinabè et ses partenaires. Les financements seront mobilisés à travers plusieurs leviers complémentaires, notamment :
les ressources nationales, en tant que socle de l’appropriation souveraine ;
les ressources programmatiques des agences, fonds et programmes des Nations Unies ;
les contributions des partenaires techniques et financiers bilatéraux et multilatéraux ;
les mécanismes de financement liés au climat, à la résilience et à la paix ;
les partenariats avec le secteur privé, les fondations et les acteurs philanthropiques ;
les instruments catalytiques et fonds d’investissement pour le développement.
Cette approche vise à renforcer la crédibilité des priorités nationales, à attirer des financements additionnels et à maximiser l’impact des investissements publics et partenaires, dans une logique de résultats mesurables.
Un travail technique de fond porté par l’expertise nationale et onusienne
La validation de ces programmes est l’aboutissement de plusieurs mois de travail technique intensif, mené conjointement par les experts des ministères sectoriels, les institutions nationales de planification et de financement, ainsi que les équipes techniques du Système des Nations Unies au Burkina Faso.
Des groupes de travail mixtes, composés d’experts burkinabè et onusiens, ont été mobilisés afin d’analyser en profondeur les causes structurelles des crises humanitaires, sécuritaires et alimentaires, d’identifier avec précision les zones prioritaires d’intervention et de définir des chaînes de résultats clairs, cohérentes et mesurables. Ce travail technique a également permis d’articuler de manière intégrée les interventions humanitaires, de développement et de paix, tout en garantissant un alignement strict et constant avec les quatre piliers du Plan RELANCE. Ce processus de co-construction a permis de rompre avec les approches fragmentées du passé, au profit de programmes intégrés, multisectoriels et structurants.
Trois programmes, une ambition nationale
Les trois Programmes transformateurs traduisent concrètement cette ambition :
Le Programme d’appui à la stabilisation et à la coopération transfrontalière (PASCoT) renforce la présence de l’État, la cohésion sociale et la stabilisation des territoires, en particulier dans les zones frontalières et fragiles.
Le Programme d’appui à la transformation durable des systèmes alimentaires (PASTA), principal levier financier, vise la souveraineté alimentaire et nutritionnelle à travers la modernisation des systèmes agricoles et agropastoraux, tout en renforçant la résilience face aux chocs climatiques.
Le Programme d’appui à la transition humanitaire–développement–paix (PAST-HDP) accompagne le passage de l’assistance d’urgence vers des solutions durables, centrées sur l’emploi, les services sociaux et la résilience des communautés.
Les Nations Unies, partenaires techniques et catalyseurs
Dans cette dynamique, le Système des Nations Unies au Burkina Faso intervient en appui au leadership de l’État burkinabè, en tant que partenaire technique, facilitateur et catalyseur de ressources.
Les Nations Unies apportent notamment leur expertise sectorielle et transversale, leur capacité de coordination et d’alignement des partenaires autour des priorités nationales, ainsi que leur rôle de levier dans la mobilisation de financements innovants. Elles appuient également le suivi, l’évaluation et la redevabilité, afin de garantir une mise en œuvre rigoureuse, transparente et orientée vers des résultats mesurables.
Comme l’ont souligné les autorités nationales, le cap, la vision et la direction appartiennent au Burkina Faso. Les Nations Unies accompagnent cette ambition dans un esprit de partenariat fondé sur la confiance, le respect de la souveraineté et l’efficacité collective.
Une étape décisive vers la mise en œuvre du Plan RELANCE
La validation des Programmes transformateurs marque le passage de la vision à l’action. Elle ouvre une phase déterminante : celle de la mobilisation effective des ressources, de la mise en œuvre coordonnée et de la production de résultats tangibles pour les populations.
Sous le leadership du Gouvernement du Burkina Faso, et avec l’appui stratégique des Nations Unies, le Plan RELANCE s’affirme désormais comme un cadre opérationnel capable de transformer durablement le Burkina Faso.