Histoire
15 octobre 2026
Pacte pour l’avenir : au Burkina Faso, les Nations Unies et leurs partenaires mobilisent la jeunesse pour transformer les engagements en actions
Comment transformer les engagements internationaux en actions concrètes au bénéfice des populations ? Au Burkina Faso, le Système des Nations Unies accompagne le Gouvernement et ses partenaires dans la domestication du Pacte pour l’avenir, en plaçant la jeunesse, l’inclusion et le développement durable au cœur de cette dynamique. La rencontre du 13 octobre 2026 entre le Coordonnateur Résident des Nations Unies, Njoya Tikum, et les jeunes leaders burkinabè de l’initiative « Gen Z Pact for the Future » marque une nouvelle étape dans cette mobilisation. Adopté en septembre 2024, lors du Sommet de l’Avenir par les États membres des Nations Unies, le Pacte pour l’avenir vise à accélérer les Objectifs du Développement Durable en renforçant la coopération internationale face aux défis actuels et futurs. Il repose sur cinquante six (56) actions reparties en cinq (05) chapitres prioritaires : le développement durable et son financement, la paix et la sécurité internationales, la science et la coopération numérique, la jeunesse et les générations futures et la transformation de la gouvernance mondiale ainsi que de ses annexes, le Pacte numérique mondial et la Déclaration sur les générations futures. Au Burkina Faso, sa domestication progressive se traduit par des concertations nationales, la mobilisation des jeunes, le renforcement de la coordination institutionnelle et l’intégration des engagements du Pacte dans les stratégies nationales de développement.Plus de 5 700 jeunes mobilisés pour contribuer à l’avenir du paysLa jeunesse occupe une place centrale dans cette démarche. À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse 2025, les consultations régionales ont mobilisé 4 700 jeunes, tandis que 1 000 autres ont participé au colloque national organisé le 12 août à Ouagadougou. Ces échanges ont abouti à l’adoption d’un Guide d’engagement de la jeunesse, transmis au Chef de l’État. Cette contribution illustre la volonté des jeunes de participer aux réflexions et aux décisions qui façonnent leur avenir. Pour les Nations Unies, l’enjeu est de dépasser la simple consultation afin de renforcer la participation effective des jeunes à la conception et à la mise en œuvre des solutions.Du dialogue national à l’intégration dans les politiques de développementLa dynamique nationale s’est structurée les 16 et 17 juin 2025, à Koudougou, lors d’un séminaire de restitution nationale sous le leadership du Gouvernement avec l’appui technique et financier du Système des Nations Unies réunissant des représentants des ministères sectoriels, du Parlement, de la société civile, des ONG et des agences des Nations Unies.En septembre 2025, l'institutionnalisation du processus, soutenue par le recrutement d’un Volontaire des Nations Unies spécialisé dans la coordination du Pacte et la désignation de points focaux au sein des ministères chargés des Affaires étrangères ,de la Jeunesse et au sein du Système des Nations Unies ont contribué à renforcer le dispositif de suivi. Les efforts se sont poursuivis en 2026, notamment lors de la retraite Gouvernement–Nations Unies, organisée du 23 au 27 février à Koudougou, puis de la retraite du Groupe thématique Genre, Inclusion et Droits humains, tenue du 9 au 13 mars à Manga. Ces travaux ont permis de faire progresser la prise en compte des priorités du Pacte dans les réflexions stratégiques nationales, particulièrement en matière d’égalité de genre, d’inclusion, de droits humains et de développement durable. L’atelier de haut niveau consacré à l’initiative ONU80, organisé les 29 et 30 juin 2026 à Koudougou, a également contribué à renforcer cette dynamique d’appropriation. L’un des principaux chantiers en cours concerne l’intégration des engagements du Pacte dans le prochain Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable 2027–2030, en cohérence avec les priorités nationales, ainsi que dans les programmes de pays du PNUD, de l’UNFPA et de l’UNICEF.Génération Z : des jeunes Burkinabè engagés pour transformer le Pacte en actions localesLe 17 août 2026, trois jeunes leaders burkinabè ont participé à l’atelier régional virtuel consacré au « Gen Z Pact for the Future », une adaptation du Pacte destinée à rendre ses engagements plus accessibles aux jeunes Africains. Organisée conjointement par le Bureau régional pour l’Afrique du Bureau de la coordination du développement des Nations Unies et le PNUD, cette rencontre a réuni environ 140 jeunes et 40 observateurs des Nations Unies. Le Burkina Faso était représenté par Lala Mariam Koné, Imelda Bombiri et Josias Sankara, accompagnés d’Ousmane Korbeogo de l’UNFPA et d’Adama Tiama du Bureau du Coordonnateur Résident. Les participants ont renforcé leurs capacités en communication communautaire, conception de campagnes et mobilisation de partenaires. Ils ont également travaillé sur des initiatives liées à la consolidation de la paix, à la participation des jeunes aux décisions publiques et à l’inclusion numérique. Cette démarche vise à permettre aux jeunes leaders de partager leurs acquis au sein de leurs réseaux et de concevoir des initiatives adaptées aux besoins de leurs communautés. Le Coordonnateur Résident rencontre les jeunes leaders : une nouvelle étape dans le dialogueLe 13 octobre 2026, le Coordonnateur Résident des Nations Unies au Burkina Faso, Njoya Tikum, a rencontré les jeunes leaders burkinabè associés à l’initiative « Gen Z Pact for the Future ». Cette rencontre de prise de contact s’inscrit dans la volonté de renforcer le dialogue avec la jeunesse et de soutenir sa participation à la mise en œuvre du Pacte au niveau national. Elle offre un cadre pour rapprocher les engagements mondiaux des préoccupations des jeunes Burkinabè, notamment en matière d’emploi, de paix, d’innovation, de participation citoyenne et de développement durable.Pour les jeunes leaders, cette dynamique représente une opportunité de faire entendre leurs aspirations, de valoriser leurs expériences et de contribuer à la recherche de solutions aux défis rencontrés par leurs communautés. Au cours des échanges, Josias Sankara , un des jeunes leaders a affirmé que « Pour une meilleure appropriation du Gen Z Pacte pour l’Avenir, c'est nous qui proposons nos activités tenant compte des réalités de nos différentes communautés et le Système des Nations Unies nous appui dans la mise en œuvre. » Et à Mr. Njoya Tikum de répondre que : « C'est un dossier qui est votre dossier. Vous êtes jeunes, donc c'est vraiment votre truc... vous êtes déjà plus experts que moi. C'est un défi, et je suis content que vous ayez accepté de le prendre. »Cette rencontre s’inscrit dans une approche qui reconnaît les jeunes non seulement comme bénéficiaires des politiques de développement, mais également comme partenaires et acteurs de leur mise en œuvre. Elle ouvre des perspectives pour renforcer les échanges entre les organisations de jeunesse et les Nations Unies, et favoriser l’émergence d’initiatives portées par les jeunes eux-mêmes. Faire du Pacte un engagement vivant au Burkina FasoSous le leadership du Coordonnateur résident, le Système des Nations Unies poursuit son accompagnement du Gouvernement dans l’intégration nationale du Pacte pour l’avenir. La mise en place d’un mécanisme national de coordination associant les institutions publiques, les Nations Unies, la société civile, les ONG, les organisations de jeunesse et le secteur privé figure parmi les chantiers en cours. À travers les initiatives engagées depuis 2025, l’objectif est de faire en sorte que les engagements internationaux se traduisent progressivement en actions adaptées aux réalités nationales, en cohérence avec les Objectifs de Développement Durable.Au Burkina Faso, le Pacte pour l’avenir prend ainsi une dimension concrète : celle d’un engagement collectif pour construire, avec les jeunes et les communautés, un avenir plus inclusif, résilient et durable.