Histoire
18 novembre 2025
Le Gouvernement Burkinabè et le Système des Nations Unies renforcent la consolidation de la paix à travers des investissements structurants dans les zones d’intervention.
Dans le cadre de la coordination conjointe des interventions du Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix (PBF) au Burkina Faso, le Gouvernement du Burkina Faso, avec l’appui du Secrétariat Technique du PBF et les Agences récipiendaires (PNUD, FAO, UNHCR, UNFPA) a conduit du 5 au 8 novembre 2025 une série de missions conjointes essentielles pour évaluer les investissements déployés dans plusieurs régions du pays. Ces visites démontrent une fois encore la volonté commune d’alignement des nations-unies sur les priorités nationales et de renforcer l’autorité de l’État, de promouvoir la résilience locale et de construire une paix durable.Au centre de cette dynamique se trouve l’engagement déterminant du ministère de l’Économie et des Finances, à travers la Direction Générale du Développement Territorial (DGDT), cheville ouvrière du pilotage technique et du suivi rapproché des projets PBF. Son leadership assure la cohérence, la redevabilité et l’impact réel des investissements au bénéfice des populations.5 novembre 2025, Frontière Burkina Faso–Côte d’Ivoire & région des CascadesLa première journée de mission a concerné deux zones stratégiques :A Kosso et Boussoukoula (frontière sud-ouest), les équipes conjointes Gouvernement–ONU ont procédé à la vérification des infrastructures sociales et sécuritaires aux postes des frontières (postes de police, de gendarmerie et de l’environnement) financées par le PBF. Les dotations en matériel roulant, équipements mobiliers, informatiques et aménagements renforcent la sécurité transfrontalière, la lutte contre les trafics illicites et l’ancrage de l’autorité de l’État dans une zone à forts enjeux sécuritaires. A Niangoloko et Banfora (région des Cascades), la mission a également évalué l’état de la construction de boutiques marchandes dans les marchés, le Champ École Agro-Pastoral de Djoléna et les activités du Centre de Formation Professionnelle Louis QUERBES, où 50 jeunes suivent une formation intensive dans des métiers porteurs. Ces investissements structurants favorisent l’emploi, la cohésion sociale et la relance économique locale. 6 novembre 2025, Province de la Léraba & commune de Bouroum-BouroumLa mission s’est poursuivie dans la province de la Léraba, axée sur la gouvernance foncière et l’autonomisation économique. À Sindou, la délégation a échangé avec les autorités provinciales et les acteurs du foncier en formation sur la loi portant régime foncier rural, renforçant ainsi les capacités locales de prévention des conflits. À Konadougou, la mission a rencontré les femmes hôtes et déplacées internes engagées dans des formations en entrepreneuriat et gestion d’entreprise ; le financement de leurs plans d’affaires doit se traduire par des activités génératrices de revenus durables pour renforcer leur résilience et engagement à la cohésion sociale. À Tiéfora, la visite du périmètre rizicole de 35 hectares à Labora-Sankrala, exploité par 120 producteurs dont 70 femmes et 10 personnes déplacées internes, a montré comment l’investissement du PBF contribue simultanément à la sécurité alimentaire, à la stabilisation des revenus et à la cohésion et au vivre ensemble entre communautés hôtes et déplacées. Toujours le 6 novembre 2025, une mission conduite par la DGDT et le coordonnateur du PBF s’est rendue à Bouroum-Bouroum (village de Tiogagara) pour inspecter un forage hydraulique (Poste d’Eau Autonome) financé dans le cadre du projet Women’s Leadership in Action mis en œuvre avec l’Association pour la Promotion Féminine de Gaoua. Après un échange avec le Président de la Délégation spéciale, M. Ibrahim Kindo, la délégation a salué une innovation majeure de gouvernance locale : la mise en place d’une association d’usagers de l’eau et d’un comité de gestion, encadrés par une convention tripartite entre la commune, les usagers et un artisan chargé du suivi technique. Pour l’équipe de la mission, ce modèle est promoteur et peut garantir la pérennité de l’ouvrage et son impact. L’accès à l’eau potable allège considérablement la charge des femmes, libérant du temps pour les activités génératrices de revenus et la scolarisation des filles ; il permet également le développement du maraîchage en saison sèche et réduit les tensions liées à la rareté de la ressource, faisant de l’eau un véritable levier de résilience et de consolidation de la paix. 6-8 novembre 2025, Région du NakambéCette étape a mis en lumière la contribution significative du PBF à l’atteinte des résultats d’envergure nationale dans le domaine de l’accès des populations aux cartes d’identité. Dans la région du Nakambé, la mission a constaté la réalisation et la distribution de 4 000 Cartes Nationales d’Identité Burkinabè, rétablissant la citoyenneté pleine et entière de populations vulnérables et facilitant leur accès aux services sociaux et aux dispositifs de soutien public. Parallèlement, dans le cadre de la contribution des jeunes filles et jeunes garçons à la mise en œuvre des résolutions 1325 et 2250 des Nations Unies, 320 jeunes et femmes ont été formés et installés en pisciculture, couture et maraîchage, avec des kits complets permettant le renforcement de leur résilience à travers un démarrage immédiat d’activités génératrices de revenus. Ces réalisations, rendues possibles grâce à la co-construction de la paix entre la DGDT et les agences des Nations et ONG récipiendaires du PBF à travers la mobilisation de partenaires tels que l’OIM, OCADES, Tin Tua et WANEPP, matérialisent la volonté du Gouvernement de répondre à la fragilité par l’emploi et l’inclusion économique. Un partenariat modèle pour la paix durableÀ travers ces réalisations, une évidence s’impose : la consolidation de la paix au Burkina Faso est portée par un partenariat solide, fondé sur le leadership étatique, la coordination stratégique et l'engagement opérationnel des Nations Unies dans une approche de cocréation avec le Gouvernement. Le PBF n’est pas seulement un mécanisme financier ; il est un catalyseur d’initiatives nationales qui placent l’accès des communautés au cœur de l’accès aux infrastructures sociales et sécuritaires de consolidation de la paix et de la stabilité. Cette vision partagée continuera de guider les actions jusqu’en 2026 et au-delà, au bénéfice des populations burkinabè.